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24.2.12

Félix Guattari - Rencontre autour de la parution des Écrits pour l’Anti-Œdipe et De Léros à La Borde, le 5 mars 2012 à 18h @ IMEC, Paris


Rencontre autour de la parution des Écrits pour l’Anti-Œdipe et De Léros à La Borde, le 5 mars 2012 à 18h IMEC Paris

Olivier CORPET, directeur de l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine a le plaisir de vous inviter à une rencontre autour de
Félix Guattari
à l’occasion de la parution des Écrits pour l’anti-Œdipe et De Leros à Laborde (Nouvelles éditions Lignes/IMEC, 2012)
en présence de Marie DEPUSSÉ, de Flore GARCIN-MARROU et de Stéphane NADAUD
le lundi 5 mars 2012 à 18h00
IMEC - 174, rue de Rivoli, 75001 Paris Réservation indispensable auprès de Laure Papin – 01.53.34.23.21/laure.papin@imec-archives.com

17.2.12

Félix Guattari : Ecrits pour l’Anti-Œdipe : Plan de consistance - présentation par Stéphane Nadaud” @ Chimeres

                                           Image: Polka Dots by Yajoi Kusama


2012, Félix Guattari : Ecrits pour l’Anti-Œdipe: 
Plan de consistance (1972)
présentation par Stéphane Nadaud”


1971 : Dans un texte proposé à Deleuze, « Plan de consistance », Guattari propose un « trip » : « Devenez schizo en 20 leçons ! Inscrivez-vous pour le grand voyage sans passeport et sans Ithaque. »

Mars 1972 : sortie de l’Anti-Œdipe. Où l’on découvre un Guattari en proie aux doutes, par rapport au docte Deleuze, vis-à-vis du lourd poids à porter qu’est le tome I de Capitalisme et schizophrénie -- « Je me sens un peu surcodé par l’Anti-Œdipe. » Ce qui ne le décourage pas de proposer un plan pour le tome II. Nous livrons ici des textes écrits en février-mars 1972, flux « schizo-déconnomaniaque »consistant en un mélange de morceaux de son journal (1), de notes de lecture, d’ébauches de textes théoriques, de citations marquantes, d’expériences « cliniques » avec ses clients en analyse, ou encore de rêves. Guattari n’hésitait pas à faire de ceux-ci l’objet d’analyse de groupe dans son séminaire : « C’est une tentative d’analyse de rêve. D’abord une remarque préalable, la nature de ce rêve -- mais je crois qu’au fond il en va de même pour tous les autres rêves -- implique absolument qu’on ne puisse pas masquer les noms propres et à la différence de ce qu’on essayé de faire Freud et les autres commentateurs, je crois qu’on ne peut masquer les noms propres que si on a une technique d’interprétation qui émascule les singularités (2) ». Respectant cette idée, nous avons laissé les noms propres, dès lors que nous disposions de l’accord des intéressés. Nous suivons en cela Guattari lui-même lorsqu’il explique dans ses séminaires qu’en aucun cas il ne faut mettre les initiales des noms dans les analyses de rêve ou de cas cliniques (Bertha Pappenheim n’est pas Anna O. !). On se réclamera donc de Guattari lui-même pour publier ce qu’on pourrait trouver par trop « intime », intimité que Guattari récuse : « Ce journal n’est pas intime. Il pourrait en principe être diffusé. J’ai assez prêché autour de moi les vertus de l’analyse de groupe, appelé à la confection de monographies militantes… Me voilà au pied du mur (3). » En les publiant, on répond en partie à la question que Guattari se pose à lui-même : « Comment l’accumulation de ce genre de notes dispersées pourrait-elle entrer dans le monde des livres (4) ! » ; réponse qu’il fournit d’ailleurs lui-même : « Fondre les genres littéraires, trouver l’issue enfin de cette discontinuité de ce chaos de non-existence elle-même. »


Juin 1972 : à nouveau le « Plan de consistance ». La pensée de Guattari en action. Dans ces morceaux, a priori épars, ces objets partiels aurait-on envie de dire, s’organise un corps -- sans organe -- de la pensée de Guattari. Non pas une organisation au sens d’organisme (les objets partiels ne sont pas des organes) mais une zone intensive particulièrement stable, pour reprendre les termes de Bateson à propos du concept de plateau, d’où s’échappe une ligne de fuite sur l’intensité telle quels « conçoit » Artaud, et où l’on sent « cette course subtile, au milieu d’une pensée en déroute où la subtilité du problème cherché se confond avec la fuite subtile de cette même pensée ». En action donc, ou plutôt en procès, la folle et intensive -- on n’ose dire schizo -- pensée de Guattari. On a affaire à un texte des plus nietzschéens (cf les allusions directes à Nietzsche, à la « sur-humanité », au « désir du sur-homme », etc.). Qu’est-ce que le plan de consistance ? C’est toute la démarche de Guattari : affirmer que « derrière les strates d’énonciation collective […] il existe non pas une loi, une super-axiomatique, mais un phylum machinique. » Ne pas finir comme l’homme de la campagne devant la Loi dans la parabole de Kafka (5).


Septembre-octobre 1972 : des textes d’après l’Anti-Œdipe qui s’inscrivent dans un travail en cours qui aboutira à la publication, en 1975, des réflexions communes de Deleuze et Guattari sur la « littérature mineure ». Kafka hante ces textes. Et l’écriture de Guattari prend des accents kafkaïens. écriture d’errance : « Ecrire pour ne pas crever, pour crever autrement ». Ecriture incertaine avec beaucoup d’hésitations et de phrases barrées, ce qui est plutôt rare dans le reste de ses notes. Moment de roture en arrière : retour sur le travail avec Deleuze. Difficulté à être comme la guêpe et l’orchidée : « Ce qui se joue dans mes rapports avec Gilles c’est la conjonction, la greffe avec rejet partiel ou total, de deux sortes d’organisation socio-libidinales. » Et toujours cette terrible comparaison : Deleuze « travaille beaucoup. On n’est vraiment pas de la même dimension ! Je suis une sorte d’autodidacte invétéré, un bricoleur, un personnage à la Jules Verne - Voyage au centre de la terre. A ma façon je n’arrête pas… » Avec des tentatives de fuite : « Ce qui me plairait c’est de déconner. Publier ce journal par exemple. » Retour aussi sur l’Anti-Œdipe : où en est l’Œdipe, l’alternance moléculaire / molaire ? Guattari remet la psychanalyse au travail, essentiellement autour d’un de ses concepts centraux : l’interprétation, notamment celle des rêves. Où reviennent Kafka et ses « soixante-cinq rêves » (6).
On voit ici un Guattari qui essaie de ne pas se perdre : « Garder mon stylo, ma manière propre. Mais je ne me retrouve pas vraiment dans l’AO. Il est nécessaire que je renonce à courir derrière l’image de Gilles et derrière le fini, la perfection qu’il a apportée à la dernière possibilité de livre. »
On voit un Guattari qui, désespérément, tente l’ouverture de lignes de fuite dans la machine Deleuze-Guattari… Pour repartir dans une autre : « Conjonction de deux machines : la machine littéraire de l’oeuvre de Kafka et ma propre machine de Guattari. »
Stéphane Nadaud


Présentation du chapitre « Plan de consistance »

Ecrits pour l’Anti-Œdipe / Félix Guattari / 1972 / 2012


1 Une édition partielle du journal de F. Guattari sur l’année 1971, présentée par J-P. Faye, a été publiée dans la Nouvelle Revue française en deux parties : F. Guattari, « Journal 1971″, la Nouvelle Revue française, octobre 2002 n°563, p. 317-351. F. Guattari, « Journal 1971″, la Nouvelle Revue française, janvier 2003, n°564, p.335-359.
2 Séminaire du 30/10/84, « Un oubli et un lapsus dans un rêve ».
3 F. Guattari, « Journal 1971″, la Nouvelle Revue française, octobre 2002, n°563, p. 328.
4 Ibid, p. 329
5 F. Kafka, le Procès, Paris, Gallimard, Pléiade, 1976, p. 453-455.
6 Cf. note 105 de cette partie.



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31.1.12

Félix Guattari - DE LEROS À LA BORDE - Éditions Lignes, Fr, 2012


Date de parution : 18 janvier 2012


De Leros, île grecque abritant un établissement asilaire d’un autre âge qu’il est invité à visiter en 1989, à La Borde, clinique expérimentale où il a rejoint Jean Oury en 1955 et où il tra­vail­lera jusqu’à sa mort (en 1992), Félix Guattari établit ici le bilan de ses années d’activité clinique et théorique.
Dans ce recueil inédit, dont il avait lui-même défini le contenu peu de temps avant sa disparition, il en appelle à une pratique de la cure psychiatrique dans des institutions qui sauraient renouveler leurs instruments et faire preuve, vis-à-vis de leurs patients, d’une créativité comparable à celle de l’artiste. Renou­vellement qu’il souhaiterait voir étendu à d’autres secteurs de la société.
Ouvrage publié en partenariat éditorial avec l’IMEC

Repères La psychiatrie a connu de très importantes évolutions dans la seconde moitié du XXe siècle. L’un des principaux jalons de cette nouvelle conception de la folie et de son traitement, dont Michel Foucault a décrit les évolutions longues dans son Histoire de la folie, est l’expérience menée pendant la Seconde guerre mondiale à l’hôpital psychiatrique de Saint Alban (Lozère). Rompant avec le traitement essentiellement carcéral réservés aux « fous » jusque-là – et dont l’hôpital psychiatrique de Leros (situé sur une île grecque) constitua jusque dans les années 1980 une sorte de survivance intolérable ici décrite par Guattari –, le professeur Tosquelles inaugure alors une pratique de soins qu’il nomme « ergothérapie ». Celle-ci consiste notamment à considérer que les patients peuvent exercer des activités et s’insérer dans le tissu social environnant ; que ces activités et cette insertion sont elles-mêmes le moyen par lequel des degrés de guérison sont possibles. C’est à Saint Alban que Jean Oury débutera sa carrière de praticien.

En 1953, Jean Oury crée la clinique privée de La Borde, où il mettra en pratique et développera l’expérience de Saint Alban, ouvrant la voie à une forme de « psychothérapie institutionnelle » depuis considérée comme exemplaire. La structure conserve une taille modeste (moins de 100 malades) ; les patients sont associés à toutes les tâches relatives au fonctionnement du lieu. En 1955, Félix Guattari interrompt ses études de philosophie et vient le rejoindre pour participer à l’organisation de cette institution particulière : « En quelques mois, je contribuais ainsi à la mise en place de multiples instances collectives… ».
Guattari clinicien C’est à travers cette pratique, à laquelle Guattari restera toujours fidèle, qu’il entreprend de penser l’institution, ou « les équipements collectifs », comme des instances de production de subjectivités : « Ce que nous visions à travers nos multiples systèmes d’activité et surtout de prise de responsabilité à l’égard de soi-même et des autres, c’était de se dégager de la sérialité et de faire que les individus et les groupes se réapproprient le sens de leur existence dans une perspective ethique et non plus technocratique.[...] La machinerie institutionnelle que nous mettions en place ne se contentait pas d’opérer un simple remodelage des subjectivités existantes mais se proposait, en fait, de produire un nouveau type de subjectivité. » Pour Guattari en effet, le monde et l’altérité avec lesquels la psychose entre en dialogue ne sont pas uniquement d’ordre délirant, « ils s’incarnent également dans l’environnement social et matériel quotidien ». Par conséquent, la forme qu’emprunte cet environnement n’est pas sans effet en retour sur l’état subjectif des patients.
Portée générale de l’expérience clinique Dans un sens élargi qui n’est pas sans rappeler Les Hétérotopiesde Michel Foucault, Guattari en vient à affirmer que cette invention institutionnelle permanente puisse s’appliquer à la société toute entière : « [...] l’on se prend à rêver de ce que pourrait devenir la vie dans les ensembles urbains, les écoles, les hôpitaux, les prisons, etc., si, au lieu de les concevoir sur le mode de la répétition vide, l’on s’efforçait de réorienter leur finalité dans le sens d’un re-création permanente interne. »
De Leros a Laborde est accompagné des photographies prises par Joséphine Guattari lors de son séjour à l’ïle de Leros et à l’hôpital Daphni d’Athènes, avec Félix Guattari, en 1989.
Aux Éditions Lignes paraît simultanément Écrits pour l’Anti-Œdipe, recueil agencé et présenté par Stéphane Nadaud.
Cette édition a été établie à partir des archives Félix Guattari conservées par l’IMEC (Institut Mémoires de l’édition contemporaine

25.1.12

Félix Guattari - ÉCRITS POUR L’ANTI-ŒDIPE (Éditions Lignes, Fr, 2012)

En 2012, à l’occasion du vingtième anniversaire de la mort de Félix Guattari, les Éditions Lignes publient plusieurs textes épuisés ou inédits, en partenariat éditorial avec l’IMEC.


Félix Guattari (1930-1992). Psychanalyste, proche du courant de la psy­chiatrie institutionnelle de Jean Oury, il a été membre de l’École freudienne de Lacan. En 1955, il rejoint Jean Oury à la clinique de La Borde. Dans L’Anti-Œdipe (1972) et Mille Plateaux (1980), tous les deux sous-titrés « Capitalisme et schizo­phrénie », il engage avec Gilles Deleuze une critique de la psychanalyse et de la philosophie contemporaines.







ÉCRITS POUR L’ANTI-ŒDIPE

Textes agencés et présentés par Stéphane Nadaud

Durant trois années, Gilles Deleuze et Félix Guattari ont travaillé ensemble pour concevoir l’un des livres phares des années 1970  : L’Anti-Œdipe (Minuit, 1972). Sur les modalités de cette association inédite, que Gilles Deleuze qualifiera plus tard de « groupuscule », les présents Écrits apportent un éclairage décisif. Sont ici réunis – dans un agencement et une présentation de Stéphane Nadaud – les textes, fragments, notes et corrections de Félix Guattari relatifs à la préparation de L’Anti-Œdipe. Ils permettent de comprendre, de l’intérieur, le fonctionnement de « Deleuze-Guattari », cette extraordinaire machinerie théorique collective.

Qu’est-ce que L’Anti-Œdipe  ? Tous ceux qui ont été les contemporains de la sortie de L’Anti-Œdipe en 1972 aux Éditions de Minuit s’en souviennent  : ce fut un événement. L’un des événements intellectuels et éditoriaux les plus considérables des années 1970. Au point qu’on a pu dire, non sans exagération sans doute, mais cette exagération était portée par l’enthousiasme, qu’il y avait un « avant » et un « après » L’Anti-Œdipe. C’est-à-dire qu’il y avait un avant et un après dans l’histoire de la philosophie. D’abord parce que, pour la première fois à ce point, la philosophie a intégré à ses moyens les moyens de la psychanalyse (à moins que ces derniers n’aient fait imploser les premiers)  ; ensuite parce qu’on n’avait pas connu jusque-là livre plus libre, plus gai, plus juvénile, plus irrévérencieux. C’est la marque distinctive de Mai 68, sans doute, que cette liberté, cette gaieté, cette juvénilité, cette irrévérence. Et c’est ce qui a permis qu’on dise, avec raison, que ce livre était le fruit de 1968 et, entre tous, l’un des plus beaux. Des plus beaux et des plus vénéneux  : L’Anti-Œdipe constituait une machine de guerre contre le vieux monde dont 1968 n’était pas venu à bout, et pour l’achever. Machine, machinerie sont des mots qui reviennent d’ailleurs souvent dans le livre. Et que celui-ci justifie pleinement, sans doute  : c’est un précis technique et savant, une formidable boîte à outils de la subversion dans laquelle puisent tous ceux qu’une aussi grande efficacité théorique et politique attire irrésistiblement. Et, dans le monde entier, c’est naturellement que les jeunes lecteurs sont attirés par lui et le lisent (le livre est traduit dans de très nombreuses langues).
Qui a écrit L’Anti-Œdipe  ? Qui a écrit L’Anti-Œdipe  ? Gilles Deleuze, comme on l’a un peu trop souvent dit  ? Non : Gilles Deleuze et Félix Guattari. Il faut y insiter, L’Anti-Œdipe est écrit et signé par deux auteurs  ; il a donc été écrit à quatre mains. C’est toujours un mystère qu’un livre écrit à quatre mains. Ce l’est au point que la plupart du temps, on privilégie l’un ou l’autre de ses deux auteurs. Mais c’est avec Félix Guattari que Gilles Deleuze l’a pensé et écrit, comme les deux auteurs le rappelleront quelques années plus tard dans Mille Plateaux, achevant de ruiner toute possibilité d’appropriation individuelle  : « Nous avons écrit L’Anti-Œdipe à deux. Comme chacun de nous était plusieurs, ça faisait déjà beaucoup de monde. » Et les textes que réunit ce livre – Écrits pour L’Anti-Œdipe – sont ceux que Félix Guattari a écrits pour, avec et près de Gilles Deleuze. Les Écrits pour l’Anti-Œdipe apportent un éclairage DÉCISIF sur la genèse de ce livre majeur. Il nous faut donc imaginer un ordonnancement (un « agencement ») d’un type nouveau où « auteurs » (contenu) et « œuvre » (expression) se confondent, ordonnancement que les deux amis n’ont pas seulement développé théoriquement, mais qu’ils ont aussi mis en pratique dans leur travail commun. Il ne s’agit plus d’envisager Félix Guattari et Gilles Deleuze comme les deux auteurs d’un livre chacun de son côté, mais de les envisager tous deux comme les moyens d’une réciprocité faite pour produire une énonciation par nature collective (et cette énonciation s’inspire sans doute de ce qu’on a pu à juste titre dire de la prise de parole collective de mai 68).
De quoi sont faits Les Écrits pour l’Anti-Œdipe  ? Les très volumineuses archives de Félix Guattari sont conservés à l’Institut mémoire de l’Édition contemporaine (IMEC), où elles donnent lieu à de nombreuses recherches. Stéphane Nadaud, auteur d’une thèse de philosophie à l’université de Paris-VIII, a conduit un très important travail d’inventaire du fonds Guattari. Sont donc réunis ici (publiés pour la première fois en 2004 et épuisés depuis 2006) les textes, fiches de lectures, notes et parties du journal intime qui constribueront à l’écriture de L’Anti-Œdipe. Cette publication, sous le seul nom cette fois de Félix Guattari, rendra justice à la part qu’il a prise à ce livre essentiel des années 1970.
Aux Éditions Lignes paraît simultanément De Leros à La Borde, recueil inédit de Félix Guattari présenté par Marie Depussé.
Stéphane Nadaud est à la fois pédopsychiatre et philosophe. Médecin des hopitaux de Paris, il est docteur en philosophie (Paris-VIII). Il est l’auteur de  : Homoparentalité, une nouvelle chance pour la famille (Fayard, 2002), Homoparentalité hors-la-loi (Lignes, 2006) et de Fragment(s) Subjectif(s). Un voyage dans les îles enchantées nietzschéennes (l’Unebévue, 2010)


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